En réalité, Kafka ne tirait ni joie ni peine de rien ni personne. Simplement, il se sentait mal à l’aise depuis ce matin de 1883 où, alors que tout allait bien pour lui, il est né. Il conçut de cet événement un dégoût inexplicable qui ne le quitta qu’au jour de sa mort. Toute sa vie, cet homme marcha à côté de sa tête. Il avait la vie comme on a le cancer, et se heurtait aux conformités, tel le cafard enfermé butant au mur sans jamais trouver la faille au trou noir salvateur.

Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite des bien nantis, Pierre Desproges

  1. vieuxfuret a publié ce billet

NIGHTNIGHT by DEDDY